Savoir ou apprendre pour réussir à l’école?

Apprendre est un état d’esprit, dont le pire ennemi est le savoir, ou plus précisément : l’illusion du savoir.

Nous avons tous déjà lu un livre riche et motivant, regardé un documentaire suivi un cours passionnant. Durant cette expérience, nous avons tous eu l’impression, de suivre le raisonnement, d’être capables de reproduire l’argumentation déroulée devant nous, de comprendre et d’intégrer les contenus qui nous sont exposés. Et pourtant, nous avons tous été confrontés à cette incapacité de restitution du fil de l’idée, du raisonnement, et même parfois du contenu.

apprendre

L’impression de savoir n’est pas qu’une illusion mentale, c’est aussi un biais cognitif.
Si je vous pose une question sur un sujet que vous maîtrisez, vous y répondrez facilement et rapidement, et, inconsciemment, vous aurez à cœur de démontrer que vous savez, cela deviendra même votre objectif principal alors que votre objectif en répondant a ma question devrait être de vous assurer que vous avez comblé ce trou que représente ma question. Je dis inconsciemment, car c’est réflexe que nous avons à vouloir montrer que nous savons, nous avons été conditionnés, formatés par les 10, 15 ou 20 ans que nous avons passés sur les bancs de l’école ou justement l’école nous demande, et nous évalue sur notre aptitude à montrer ce que nous savons.

Montrer son savoir, c’est montrer sa certitude (ou le doute n’existe pas), c’est un état de stabilité puisqu’il est ancré sur des certitudes, c’est pour le plus grand nombre, un état de confort.
Apprendre, c’est tout l’inverse, c’est découvrir de nouvelles choses, de nouveaux éléments, qui vont potentiellement remettre en doute, remettre en cause ce que l’on croit savoir, ce que l’on crois acquis (il n’y a pas si longtemps que cela, on était sûr que le soleil tournait autour de la terre… et un peu avant que la terre était plate… le tout un chacun ne pouvait pas imaginer qu’il en fut autrement!). Apprendre, c’est s’interroger, vérifier, explorer, imaginer et potentiellement corriger certaines imprécisions, ou effacer ce qui est erronés ou faux…

Apprendre, c’est donc aussi dialoguer avec soi-même… C’est que l’on appelle l’évocation mentale.

L’évocation mentale consiste a faire exister le monde réel perçu par mes 5 sens dans mon univers mental. Plus concrètement, si je lis un article, un énoncé de mathématique, un poème et si je ne prends pas le temps et la peine de le faire exister dans mon univers mental (dans mon esprit) il restera au stade de la perception. Je ne pourrai pas rattacher (créer des liens) cette nouvelle information à ce que je sais déjà, je ne pourrai pas évaluer sa pertinence, et si je le décide intégrer cette nouvelle information a mes connaissances, je ne pourrai pas en constituer une nouvelle cartographie. L’évocation mentale consiste donc à coder ce qui est perçu par nos 5 sens et le faire exister dans son esprit.

C’est pour cette raison que l’on retient mieux les choses qui nous intéressent, car on fait spontanément l’effort de l’évocation. C’est aussi pour cette raison que vous réussissez mieux les petits défis que vous trouvez dans le site de nova-academie.fr avec nos méthodes qui passent systématiquement par l’évocation mentale

L’évocation, c’est donc un peu comme mettre des poignées mentales aux éléments que l’on perçoit pour pouvoir ensuite les manipuler : sans poignée, la manipulation est difficile, voir impossible.

Apprendre, c’est donc s’interroger sur le pourquoi, le comment, remettre en cause le parce que. Apprendre, c’est aussi échanger avec d’autre pour vérifier, tester, et tisser ou détisser des liens avec l’écosystème de nos connaissances, et donc accepter d’éventuels changements.

Alors quoi faire ? Apprendre… ou savoir ?
Avez-vous plutôt un profil « savoir » ou « apprendre » ?
Pensez-vous qu’il est préférable de savoir ou d’apprendre ?
Réagissez ci-dessous, nous apprendrons tous forcement de votre réaction !

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